Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? – Terra Nova

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Les diplômés. Ils votent plus à gauche que la moyenne nationale (+2 points en 2007). Le vote à gauche est désormais corrélé positivement au niveau de diplôme : plus on est diplômé, plus on vote à gauche ; moins on est diplômé, plus on vote à droite.  

En 2012 Terra Nova sort un rapport terminé le 10 mai 2011 (clin d’oeil historique) et écrit dans une langue lourde et pataude par Olivier Ferrand, Romain Prudent et Bruno Jeanbart :« Gauche : quelle majorité électorale pour 2012 ? ». Ce rapport constatant la disparition de l’ouvrier propose de nouvelles cibles électorales (page 8 et 9).

  1. Les diplômés. Ils votent plus à gauche que la moyenne nationale (+2 points en 2007). Le vote à gauche est désormais corrélé positivement au niveau de diplôme : plus on est diplômé, plus on vote à gauche ; moins on est diplômé, plus on vote à droite.  
  2. Les jeunes. C’est le cœur de l’électorat de gauche aujourd’hui : +11 points par rapport à la moyenne nationale au second tour de la présidentielle, en 2007 (58% contre 47%). L’orientation politique du vote est très fortement corrélée à l’âge : le vote à gauche baisse avec l’âge ; et les séniors votent massivement à droite – ils ont donné une avance de 30 points à Nicolas Sarkozy contre Ségolène Royal (65–35). S’il y a un facteur âge (on est idéaliste à 20 ans, et on devient plus conservateur en vieillissant), il y a surtout un facteur générationnel : les nouvelles générations votent de plus en plus à gauche.
  3. Les minorités et les quartiers populaires. La France de la diversité est presqu’intégralement à gauche. L’auto-positionnement des individus révèle un alignement des Français d’origine immigrée, et plus encore de la deuxième génération, à gauche – de l’ordre de 80–20. On retrouve des scores de cette ampleur dans les bureaux de vote des quartiers populaires, et encore de 62–38 dans les zones urbaines sensibles.  
  4. Les femmes. Nous vivons un renversement historique : l’électorat féminin, hier très conservateur, a basculé dans le camp progressiste. En 1965, l’électorat féminin a assuré la victoire du Général de Gaulle ; François Mitterrand l’emportait chez les hommes. En 1981, les femmes votent encore 7 points de moins à gauche que les hommes (49% contre 56% au second tour). En 2007, pour la première fois, elles votent plus à gauche que les hommes, de 2 points (49–47)). La transition vers la gauche se poursuit à vive allure. En 2010, aux élections régionales, cet écart atteint désormais +7 points (58–51).  

Mais il n’y a pas assez d’immigrés et les diplômés et les femmes ne votent pas assez à gauche.

Le rapport continue en expliquant le problème est qu’il n’y a pas assez d’immigrés : « Les minorités constituent une population en expansion mais au poids démographique faible : seuls 5% des Français ont deux parents immigrés ; on peut estimer à 15% les Français issus de la diversité. » 

Et ensuite de se désoler que les semi-instruits et les femmes ne votent pas assez pour la Gauche. Donc l’abandon du peuples n’est pas une solution idéales, plus subie que choisie.

Il ne faudra alors pas s’étonner que la Gauche ayant perdu la bataille des idées se retrouve dans un combat existentiel allumant toute les mèches possibles accompagnées de mensonges, de propagande et de violence, tous les symboles qui pourraient ramener à eux la jeunesse, les étrangers et les femmes.

Et les Revues, la Presse, les Média, les Syndicats, les Universités, les Cultureux, les Associations sont engagés dans cette bataille existentielles qui, si elle devait être perdue, verraient disparaitre les prébendes, les subventions, les postes sans travail….

Les ouvriers et les petites gens en général n’ayant pas lu le rapport furent trompés encore pendant de nombreuses années. Puis ils se mirent à voter pour le Rassemblement National. Il y a fort à parier que ce sera la même chose pour les autres cibles électorales pour diverses raisons.

Existentiel je vous dis, existentiel…

Lectori salutem, Pikkendorff

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