Larry McMurtry – La marche du mort

« Et voilà qu’il était là, dans le plus grand paysage qu’il avait jamais vu, avec un horizon si lointain que ses yeux ne le cherchait même plus, et un soleil si étincelant qu’il ne pouvait le supporter qu’en enfonçant le rebord de sa vieille casquette sur ses yeux; il chevauchait aux cotés d’une putain dans le sillage de Blancs irritables qui s’étaient mis en tête de poursuivre des chèvres. Au moins la putain était sympathique, même si elle mangeait des tortues serpentines au petit-déjeuner. »

Au milieu du XIXème siècle au Texas, une bande de personnages truculents, Mathilda la solide putain de 90 kg, les rangers Gus McRae et Woodrow Call, les éclaireurs Shadrach et BigFoot, partent en compagnie de deux cents autres soldats de fortune volontaires et bénévoles à la conquête de Santa Fé à mille miles d’Austin.

Larry McMurtry, l’un des plus grands auteurs américains, offre une épopée grandiose et mortelle au sein des territoires arides occupés par les mortels Comanches, les peu amènes Apaches, les vindicatifs Mexicains et quelques loups et ours à l’humeur badine. A lire et faire lire.

« Ils avaient peur: ils avaient quitté Austin et s’étaient engouffrés dans un monde qui n’était pas régi par les lois des Blancs, où torture et mutilation guettaient les faibles et les imprudents, les lents, les jeunes. »

Dead’s man walk introduit au célébrissime Lonesome Dove dans le contexte historique du Texas du milieu du XIXème siècle.

Le Mexique s’inquiète tant de l’arrivée de colons blancs dans ce vaste territoire parcouru par les Comanches et les Apaches qu’il entame la constructio d’un mur sur la frontière disputée. Santa Anna l’emporte en Mars à Alamo et est défait à San Jacinto au mois d’Avril. L’indépendance est proclamée, la république est reconnu par les États-Unis en 1837 et sera rattaché à l’Union en 1845 déclenchant les hostilités (46-48). Le Mexique y perdit la Haute Californie.

« Le Texas était le genre d’endroit où les gens pouvait choisir un qualificatif et devenir tranquillement ce qu’ils avaient imaginé. Ils apprendraient ensuite les rouages de leur nouveau métier. »

Encore une lecture conseillée par Lucile de La librairie café La Suite à Versailles

Traduit de l’américain par Laura Derajinski

Gallmeister, 2016, 522 pages, 12€

Lectori salutem, Patrick

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