Jean-François Parot – Le prince de Cochinchine

« Ce n’est rien d’autre qu’un Richelieu au petit pied, ou qui se veut tel, ambitionnant le pouvoir et le chapeau rouge. Il n’en a point la mesure et apparaît la plupart du temps indécis, pusillanime, avançant sans prudence et reculant sans honneur. »

1787, Nicolas Le Floch enquille une quatorzième et dernière mission, le Maître, Jean-François Parot, historien, diplomate et écrivain, nous a quitté le 23 Mai 2018. Comme un signe du destin, le créateur est parti au moment où sa créaturevoit la fin annoncé d’un monde et « que l’ordre ancien en vienne à disparaître et avec lui les privilèges, soit, mais il serait alors à craindre qu’à la noblesse détruite succédât une nouvelle artistocratie tout aussi rapace, celle des seigneurs de l’argent ».

Les fidèles du Marquis de Ranreuil se feront un devoir de lire le dernier opus à l’intrigue complexe et mortelle mêlant affaire d’état et affaire criminelle tandis que je conseillerai aux curieux de commencer par l’Énigme des Blancs-Manteaux.

Citation en exergue du chapitre XII
« Ne nous inquiétons donc nullement de mettre quelque chose à la place des chimères, et n’admettons jamais comme cause de ce que nous ne comprenons pas quelque chose que nous comprenons encore moins. »

Donatien Alphonse François de Sade, 1797, in La nouvelle Justine, ou Les malheurs de la vertu ; suivie de L’histoire de Juliette, sa sœur, T5

10-18, JC Lattès, Novembre 2018, 447 délicieuses pages écrites dans la langie du grand siècle pour un modeste 8,80€

Lectori salutem, Pikkendorff

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