Gérard Gangneux – L’Ordre de Malte en Camargue du 17ème au 18ème siècle

Posted by

Professeur au Lycée d’Aix détaché durant trois ans au CNRS (1959-1962) pour travailler à ce qui deviendra sa thèse de doctorat consacrée aux Grands prieurés de St Gilles et de Toulouse. Le présent ouvrage est un résumé de cette thèse de 1 000 pages sur les 55 Commanderies du Grand Prieuré de St Gilles et les 25 Commanderies du Grand Prieuré de Toulouse composant la Langue de Provence.

Il intéressera surtout les personnes curieuses de l’histoire de l’Ordre de Malte ou de l’histoire de la région provençale. En effet l’Ordre de Malte après avoir récupéré les Commanderies de l’Ordre du Temple (1314) est une puissance foncière majeure du delta rhodanien. Songez que l’Ordre possède au XVIIIème siècle 10% du territoire arlésien !

Cette grande présence de l’Ordre en langue de provence est due à plusieurs facteurs, dont les premiers sont

  • Le fondateur de l’Ordre, le Bienheureux Gérard Tenque (1040-1120), est originaire de Martigues,
  • La proximité des lieux de départ maritimes en Terre Sainte (Aygues Mortes)
  • La récupération des biens de l’Ordre du Temple

La documentation sur le sujet est abondante tant des livres sont tenus à jour depuis des siècles notamment suite aux visites d’amélioration tous les 4 ans, aux comptes de la Recette Générale et aux Chapitres Grands-Prieuraux tenus deux fois par an.

Les curieux seront satisfaits tant sont détaillées les revenus, les relations avec le voisinage, l’aménagement des eaux et des chaussées, l’évolution des types de plantations : céréales, vignobles avec une croissance au XVIII commune au Languedoc, comme il en sera pour les muriers, les saules et leur écorce un remède connu, ainsi qu’une étude sur l’évolution des salaires et des prix deuxième moitié du XVIIIème.

Les plus curieux s’intéresseront au relevé des conditions métérologiques qui montre que la région n’a pas attendu les millénaristes climatiques pour avoir son comptant de sécheresse, d’inondation, d’hivers froids et même de dégâts de sauterelles :

  • 17ème : 10 années de sécheresse, 13 d’inondations, 16 d’hivers froids et 3 de sauterelles
  • 18ème : 17 années de sécheresse, 23 d’inondations, 21 d’hivers froids et 2 de sauterelles

Presses Universitaires de Grenoble, 1970, 220 pages

Lectori salutem, Patrick

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *