
« Mais elle lève haut son bras, à tutoyer le toit et les étoiles, à fendre l’air confiné et brûlant de la pièce, à effrayer les animaux tatoués sur son corps, à frôler sa longue chevelure dans le même geste. Si ample, si déterminé. Puis d’un coup elle abat sa main. » (page 17)
Une intrigue fouillée, trop peut-être, au rythme enlevé. Si le style de l’auteur reste un peu trop simple pour notre goût, il faut le remercier de nous emmener à peu de frais visiter les étendues glacées du Groenland et de mettre en avant le drame des enfants déplacés sur le continent. Et comme trop souvent avec les belles âmes de gauche, ce drame est traité de manière hémiplégique, sans aucune référence, avec une absence de recul faisant disparaître l’intérêt du voyage par procuration.

Après l’inepte Groenland, le pays qui n’était pas à vendre, ce roman ne nous convainc pas de passer plus de temps en compagnie de l’auteur.
Edition La Martinière, avril 2024, 400 pages,
Lectori salutem, Pikkendorff