
« Que ton amour est charmant, ma sœur fiancée ! Que tes caresses sont douces ! Elle valent mieux que le vin, et l’odeur de tes parfums vaut mieux que tous les baumes. Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; le miel et le lait se cachent sous ta langue, et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban. » (page 17)
Le chant de Salomon, cantique amoureux célébrant l’amour et le corps, une densité poétique, lyrique qui fait de ce court texte de 16 pages (11 ˣ 18) un sommet littéraire écrit en hébreux probablement, comme pour Qohélet, par un auteur est issu du milieu lettré de l’aristocratie juive de Jérusalem à l’époque hellénistique.
Si les chants disent l’amour humain, le désir de l’un pour l’autre, célèbrent la beauté des amants, les juifs et les chrétiens y voient une célébration de l’amour de Dieu pour son peuple.
« Lève toi, mon amie, ma belle, et viens. Car voici que l’hiver est fini ; la pluie est passée ; elle a disparu. Les fleurs commencent à paraître sur la terre ; le temps des chansons approchent. La voix de la tourterelle a été entendue dans nos champs ; les jeunes poussent du figuier commencent à rougir ; la vigne en fleur exhale son parfum. Lève toi, mon amie, ma belle, et viens. » (page 13)
À propos de Ernest Renan (1823 – 1892), académicien français (Fauteuil 29), connu par ce qui fut l’oeuvre de sa vie l’Histoire des origines du christianisme avec son nécessaire complément l’ Histoire du peuple d’Israël, chef-d’œuvre est d’un historien philosophe et non d’un théologien.
Aller plus loin
- Le cantique des cantique vu par les chrétiens
- La Judée à l’époque hellénistique
- Paul Rafin, Ernest Renan et le christianisme
Gallimard, Folio Sagesse, 2022, 15 pages d’amour intemporel
Lectori salutem, Pikkendorff
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